À Gézier-et-Fontenelay, au cœur de la Haute-Saône, nous vivons et travaillons au rythme des abeilles et des saisons. Le Rucher des Morelles est né d’une passion commune devenue, au fil des années, un projet familial et une véritable exploitation apicole.
Une histoire qui commence bien avant nous
Pour Vincent, l’apiculture est une histoire de famille. Son père possédait déjà des ruches dans les années 1980. Enfant, Vincent l’accompagnait pour récupérer les essaims et récolter le miel. Cette proximité avec les abeilles ne l’a jamais quitté.
Emilie découvre l’apiculture en 2008, lors d’un stage réalisé au lycée agricole de Vesoul. Elle accompagne alors une formatrice au cours d’une sortie dans les ruches. Elle n’avait encore jamais approché une colonie : cette première rencontre agit comme une révélation. Sa curiosité est piquée et elle veut désormais tout comprendre de l’organisation et de la vie des abeilles.
De nos premières ruches à notre installation
Nous installons nos premières ruches en 2010. Après la naissance de notre deuxième enfant, Emilie souhaite changer de rythme et donner davantage de sens à son activité professionnelle. Elle reprend ses études pendant un an pour obtenir un brevet de responsable d’exploitation agricole, complété par un stage de six mois au sein d’une exploitation apicole professionnelle.
Elle s’installe comme apicultrice en 2014, toujours accompagnée par Vincent. En 2020, nous officialisons cette collaboration en créant notre GAEC. Le nom « Rucher des Morelles » vient du lieu-dit où nous avons installé notre premier rucher et construit notre miellerie.
Une exploitation familiale et complémentaire
Nous travaillons ensemble sur les ruches et restons suffisamment polyvalents pour pouvoir nous remplacer si nécessaire. Chacun a néanmoins développé ses domaines de prédilection.
Vincent organise les récoltes et les transhumances. Enseignant en agro-équipement, il prend également en charge la fabrication et l’entretien du matériel et des véhicules. Emilie s’occupe de la gestion du cheptel, de l’élevage des reines, du suivi sanitaire, de la gelée royale, de l’extraction, de la mise en pot et de la commercialisation.
Nos enfants participent eux aussi à l’aventure. Comme dans une ruche, cette activité nous apporte cohésion, complémentarité et soutien dans les moments de doute comme dans les réussites.
700 à 800 ruches réparties sur notre territoire
Selon les années, notre exploitation compte entre 700 et 800 ruches. Environ 450 sont destinées à la production de miel ; les autres permettent de renouveler le cheptel et de proposer des essaims.
Nos colonies sont réparties sur une trentaine de ruchers. La plupart sont installés dans un rayon de 25 kilomètres autour de la miellerie, en lisière de bois, à proximité de prairies, de vergers, de cultures et d’un accès à l’eau. Nous recherchons des emplacements offrant aux abeilles des ressources variées et de bonnes conditions de vie.
Notre métier suit les saisons
De novembre à mars, la période plus calme est consacrée à l’atelier, à la préparation des ruches et de la cire, à l’entretien des véhicules et des ruchers, à la mise en pot et à la commercialisation.
D’avril à juillet, tout s’accélère. En quelques mois seulement, nous devons accompagner le développement des colonies, suivre les floraisons, produire le miel, élever de nouvelles reines et préparer déjà la saison suivante. Nous ne pouvons pas imposer notre rythme aux abeilles : c’est à nous d’observer, d’anticiper et de nous adapter.



